Le Pharisien et le Collecteur d'impots en Priere [Z.T. Fomum]

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Le Seigneur regarde avec faveur les humbles. Il résiste aux orgueilleux. Puisque la prière est essentiellement accomplie dans la présence de Dieu, les orgueilleux Lui sont en horreur.   Ils ne leur  est même pas permis d'établir un contact avec Lui,  car ils sont dès le départ déplaisants à Dieu. Il ne les écoute même pas. Rien de ce que dit l'orgueilleux ne peut plaire à Dieu en aucune manière.

 

“Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres: Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.  (Luc 18 : 9-14)               

LE PHARISIEN EN PRIERE

Le Seigneur raconta la parabole de ces deux hommes qui se rendirent au temple pour prier. Ils prièrent en fonction de ce qu'ils étaient. Un homme prie toujours en fonction de ce qu'est son coeur.

Le pharisien se leva. Sa posture était celle d'un homme arrogant. Il ne savait rien du coeur, au sujet de la grandeur de Dieu. Il ne connaissait pas de frayeur pour Dieu. Tout était l'attitude de quelqu'un qui parlait à son égal.

Le pharisien pria à lui-même. Il n'était pas relié à Dieu. Il ne chercha pas à savoir si oui ou non Dieu l'écoutait. Il était 

satisfait de parler. Ce qu'il disait  revenait   à ses oreilles et lui faisait se sentir important. Ses prières quittaient sa bouche, rebondissaient sur le plafond et revenaient  à lui, et il les recevait avec joie.

Il s'adressa au Père éternel impoliment, car il dit : "Dieu..." Ensuite il se plongea dans une exhibition de soi. Cette exhibition du “moi” se manifesta immédiatement par plusieurs "Je", qui caractérisaient sa prière adressée à   lui-même:

  • Je te remercie.
  • Je ne suis pas comme le reste des hommes.
  • Je ne suis pas un ravisseur.
  • Je ne suis pas un injuste.
  • Je ne suis pas un adultère.
  • Je ne suis pas comme ce publicain.
  • Je jeûne deux fois par semaine.
  • Je donne la dîme de tous mes revenus.

Il n'y avait pas de place pour Dieu dans sa prière. Il dit juste à Dieu combien il était merveilleux, et combien il avait bien fait toute chose. Il n'avait rien à demander au Seigneur de faire pour lui. Il avait tout fait et l'avait si bien fait. Il n'avait rien pour quoi remercier le Seigneur. Après tout Dieu n'avait rien fait, c'est lui qui avait tout fait. Il s'attendait à ce que Dieu le félicite et applaudisse pour lui. Il était si aveugle qu'il ne pouvait rien voir de mauvais dans son attitude. Il était si inconscient de sa justice propre.   En ce qui le concernait, il y avait quatre péchés qui pouvaient être commis : l'extorsion, l'injustice, l'adultère,  la collecte d’ impôts. Selon lui, il y avait deux actes de justice qu'il fallait commettre : le jeûne deux fois par semaine et la dîme. Il ne voyait pas qu'il pouvait y avoir un autre péché. Il ne pouvait pas voir qu'il y avait plus à faire au-delà du jeûne deux fois par semaine et de la dîme de tous ses revenus. Il avait établi ses propres standards de justice et les avait accomplis,  et se sentait très bien à ce sujet. Il méprisait les autres. Il dit qu'il n'était pas comme les autres personnes. Il était un juge qui avait mis tous les autres sur une balance et les avait trouvés légers. Lui seul était juste. Il regardait avec mépris le publicain qui vint pour prier. Il parla contre lui au Seigneur. 

LE PHARISIEN D'AUJOURD'HUI

Quand j'ai lu ce que le pharisien avait dit, j'ai dû confesser  que je connais un autre pharisien en dehors de celui qui est mentionné dans ce passage. Ce pharisien,  c'est moi. Je lui ressemble beaucoup. Ce n'est pas que je dis les choses qu'il a dites dans mes prières  au Seigneur, mais je les dis souvent dans mon langage quotidien. Je dis souvent que les non-croyants sont malhonnêtes, faux, corrompus, menteurs et ainsi de suite.  Je ne dis pas que je ne suis pas comme eux, mais en citant leurs faiblesses, on peut   comprendre sans peine que je dis que je remercie Dieu de ce que je ne suis pas comme eux. Je dois reconnaître que je me compare même favorablement à certains croyants comme pour dire: "Je remercie Dieu de ce que je ne suis pas comme eux." Je vois cela comme l'esprit du Pharisien.  ‟Seigneur, je suis un pharisien dans mon attitude. Seigneur, aie pitié de moi. Seigneur, aie pitié de moi”.

je vois un autre aspect du caractère du pharisien dans mon coeur. Je me rends compte qu'à un certain degré, je me plais à parler de ce que j'ai fait pour le Seigneur ou de ce que le Seigneur a fait en moi et à travers moi. C'est aussi là l'esprit ou l'attitude de pharisien. “Seigneur, aie pitié de moi.” Le fait même que je prenne plaisir à parler de mes succès et que je parle rarement de mes échecs m'expose pour le pharisien que je suis. Seigneur, aie pitié de moi. Seigneur, aie pitié de moi. Seigneur délivre-moi des rudiments de la vie du ‟moi‟ et fais que Tes bénédictions descendent sur moi. J'ai besoin de Toi ô Seigneur, mon Dieu. Mon Seigneur, j'ai besoin de Toi. Aie pitié de moi, ô Seigneur mon Dieu.

Tu as dit que celui qui s'élève lui-même sera rabaissé.  Je me suis souvent élevé moi-même. Je désire être humilié. Combien puissante a été ta grâce envers moi. Seigneur, Tu as fait preuve d’une  abondante miséricorde envers moi. Reçois la louange, l'honneur et la majesté. Aide-moi Seigneur, à commencer à T'élever et à élever les autres. Seigneur, aide-moi à commencer à mettre les autres en premier lieu et moi après eux, après T’avoir donné la meilleure place. Seigneur, fais-le,  car je le demande au nom du Seigneur Jésus.

Seigneur, change-moi fondamentalement, afin que ma préoccupation soit la gloire de Ton nom, la gloire du nom des autres et que,   je cherche mon propre intérêt seulement en dernier lieu.  Seigneur, travaille cela en moi. Le Seigneur Jésus vécut pour Toi et vécut pour les autres. Il était totalement livré aux autres. Seigneur, que la même vie soit produite en moi au jour le jour. Seigneur, qu'il en soit ainsi, car je demande au nom du Seigneur Jésus.

LE COLLECTEUR D'IMPOTS  EN PRIERE

Comme nous  l’ avons vu, le pharisien monta pour prier. Il pria à lui-même et quitta les lieux sans avoir reçu une touche quelconque de Dieu.   Il monta plein de lui-même et sortit étant même plus plein de lui-même. Il n'avait rien accompli, sinon que de demander au Seigneur de le faire descendre de son piédestal.

Le collecteur d'impôts monta aussi pour prier. Il n'avait pas de mérite personnel au sujet duquel se vanter. Il n'avait pas d'oeuvres mortes au sujet desquelles se vanter. Il était si conscient de sa propre indignité qu'il ne pouvait se comparer à personne. Il se considérait lui-même comme étant le dernier, de façon que tout ce qu'il fit ne fut que de se tenir dans l’humilité loin de Dieu et de crier à Dieu. Contrairement au pharisien qui pria avec lui-même et à lui-même, le collecteur d'impôts pria à Dieu. Il dit à Dieu : "Sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. "Il ne parla pas des autres pécheurs. Il était trop indigne pour parler d'eux. Il ne se compara pas aux autres pécheurs. Il savait que même s'il était moins pécheur que les autres pécheurs,  il était toujours condamné à cause de son péché. Il savait que le Seigneur ne pesait pas sur une balance un pécheur contre un autre pour dire ensuite :  "Voici le meilleur des pécheurs. Il a péché moins horriblement que les autres pécheurs." Il savait que la Parole de Dieu disait que si quelqu'un observe toute la loi,  mais échoue dans un aspect, il devient coupable de toute la loi. Il savait que même s'il n'avait pas commis d’extorsion, commis l'injustice, commis l'adultère ou tout autre péché de ce genre, le fait même qu'il n'aimait pas le Seigneur comme il le devrait, le condamnait déjà. Il savait que c'était inutile de parler de ce qu'il avait fait alors que les choses qu'il n'avait pas faites étaient clairement devant lui. Ses yeux étaient ouverts. Il se vit lui-même et il  vit le Seigneur. Il supplia le Seigneur pour la miséricorde. Il vint avec humilité. Il vint comme à la croix et y pria: "Seigneur, aie pitié de moi, pauvre pécheur que je suis".  Dieu a dû l'écouter. Dieu l'écouta. Dieu lui pardonna. Il s'en retourna étant pardonné, justifié et élevé. Le Seigneur le fait toujours pour ceux qui viennent avec des coeurs brisés et contrits.

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